Anna Gozlan : de la poÚsie espagnole Ó l'impressionnisme franšais en passant par les rivages de Tanger

 

Avocate fiscaliste de formation, Anna Gozlan, fondatrice d’AGH Conseil a depuis quelques années entamé une reconversion dans l’univers des CGP. Poussée par son profond désir d’aller à la rencontre des autres et une volonté de fer, elle a su s’imposer dans ce nouveau paysage, au rythme de la musique espagnole et de l’art pictural impressionniste.

Originaire du Maroc, Anna Gozlan est née à Fès dans une famille partagée entre la France, par son père, et l’Espagne, par sa mère. Si elle n’a aujourd’hui plus de famille au Maroc et n’y retourne qu’assez peu souvent, elle conserve tout de même un souvenir heureux de son enfance dans le pays du couchant lointain. « Cela m’a apporté une ouverture aux autres cultures et une approche sûrement différente aux problématiques actuelles, nous confie-t-elle. Cependant, j’avais connue la France étant plus jeune et j’avais un vrai désir de liberté et une soif d’aller voir ailleurs. »

 

Le 28 juin 1996, Anna obtient son Bac S au Lycée Jean-Paul Valérie à Meknès. Le 2 juillet, elle est déjà à Paris pour finaliser son inscription en faculté de droit à la Sorbonne. « Débarquée à Paris à 18 ans, je cherchais une direction pour orienter mon avenir professionnel, j’avais la ferme intention de commencer une nouvelle vie et la volonté de mettre mon énergie au service des autres », se souvient-elle. De ses premières années de droit à l’Université Paris 1, Anna ne retient que les cours de droit civil et sa vie étudiante à Paris. En revanche, elle évoque avec plaisir une certaine chargée de TD, Madame Chaix, sans qui elle ne serait pas là aujourd’hui. « Après avoir obtenue ma licence de droit des affaires, je ne savais vraiment pas dans quelle maîtrise m’inscrire, raconte-t-elle. C’est Madame Chaix, le bras droit du Professeur Cyril David à l’époque, qui m’a « attrapée » au détour d’un couloir pour me dire qu’une maitrise de droit fiscal était en train de se monter et qu’elle me voulait. Je me suis laissé convaincre très facilement et j’ai intégré la première maîtrise de droit fiscal de l’Université de Paris 1 dirigée par le Professeur Cyril David. Un choix que je n’ai jamais regretté et qui m’a définitivement orienté vers la fiscalité.»

En 2001, Anna poursuit son parcours avec le DESS « fiscalité et société » et malgré un désintérêt pour la fiscalité des produits financiers se retrouve en stage à partir de janvier 2002 chez SJ Berwin, spécialiste de la construction de FCP à risque. « Je me suis retrouvée au sein d’une équipe formidable et un stage de trois mois s’est transformé en une expérience neuf mois », relate-t-elle. Parallèlement, elle intègre le DEA de fiscalité international de Bernard Castagnède, toujours à Paris 1. En 2003, elle réussit l’examen d’entrée au Barreau de Paris et en suit la formation pendant un an.

 

Anna effectue ensuite un stage de 6 mois chez Veil Jourde jusqu’en juin 2004 durant lequel elle tombe enceinte de son premier enfant. « Une fois mon stage terminé et après avoir accouché, j’ai pris du temps pour m’occuper de mon petit garçon ainsi que de mon père qui était malade », nous confie-t-elle. En septembre 2006, Anna rejoint Fidal Direction Internationale, le plus grand cabinet d’avocats d’affaires en France, en tant qu’avocate fiscaliste. Une expérience d’un an dont elle conserve un souvenir très mitigé. « Je m’ennuyais car je n’avais aucune relation avec les clients et que j’étais obligée de parcourir les étages à la recherche de nouvelles missions, indique-t-elle. N’ayant aucun contact avec les clients, j’ai toujours eu une impression de travail non abouti... », explique Anna.

Au bout d’un an, un cabinet de gestion en patrimoine l’approche afin de lui confier le poste de responsable juridique et fiscal. Elle accepte à la condition de pouvoir suivre une formation de gestion de patrimoine, qu’elle effectuera en s’inscrivant au fameux DU en gestion de Patrimoine de l’université de Clermont Ferrand. Cependant, Anna s’aperçoit rapidement qu’elle n’est qu’un faire valoir au sein du cabinet où des pratiques contraires à son éthique la poussent à partir. « J’ai tout de même pu découvrir une approche du métier de CGP et surtout le contact avec le client, préfère-t-elle retenir de cette expérience. J’ai décidé de m’installer à mon compte en commençant par collaborer avec Primaxia [filiale de la Société Générale, ndlr] en tant que conseillère immobilier indépendante, puis j’ai, petit à petit, bâti ma propre clientèle. »

 

« Je suis très proche de tous mes clients et de leur famille »

 

AGH Conseil nait officiellement en 2009 et Anna concentre ses efforts sur l’immobilier de défiscalisation, notamment avec le Scellier, et le conseil en stratégie patrimoniale et fiscale (restructuration de société, optimisation de transmission, démembrement de part, etc.). Vers la fin 2010, elle commence à développer son offre financière et notamment assurantiel auprès de clients qui lui font désormais confiance sur tout le spectre de leur patrimoine. En 2011, elle s’installe dans ses premiers bureaux et recrute son premier collaborateur. Le cabinet connait depuis un développement constant grâce aux recommandations de ses clients avec lesquels Anna entretient des relations très étroites. « La relation humaine est véritablement ce qui m’anime et qui me plait le plus dans ce métier, insiste-t-elle. Je suis très proche de tous mes clients et de leur famille. Quand on touche à des problématiques comme la transmission, la prévoyance ou la retraite, on rentre dans l’intimité des gens et dans une relation de confiance qui va bien au-delà du simple conseil financier. Je suis souvent la première personne que mes clients appellent que ce soit pour une facture de téléphone, le dernier mail de leur conseiller bancaire ou même des résultats médicaux. » Cette proximité avec ses clients, Anna la chérit et la cultive. Elle parle ainsi avec amusement ou parfois émotion du lien qui l’unit à nombre d’entre eux. « Alors que je traversais des moments difficiles dans ma vie personnelle, un client, qui savait que mon père était décédé, m’a dit qu’il était là pour moi si je souhaitais avoir quelqu’un avec qui parler, se remémore-t-elle encore émue. J’ai été très touchée. C’est pour cette relation unique que je veux continuer à exercer ce métier comme je le fais et que je me bats pour mes clients. »

 

Sens de l’écoute… et uppercut !

 

Cette volonté de combattante, Anna l’a aussi cultivé pendant longtemps sur les rings. En 1998, elle découvre la boxe française et l’a pratique pendant plusieurs années, ne s’arrêtant que pour des problèmes de santé. Une activité physique qui lui manque aujourd’hui et qu’elle compense en pratiquant dès qu’elle le peut la course à pied.

 

Anna est aussi une grande passionnée d’art, sous diverses formes, même si elle ne cache pas une préférence pour la peinture. Elle l’a développé très jeune grâce à ses parents qui tenaient une galerie d’Art à Fès, au Maroc. Mais le véritable déclic a été pour elle la découverte du mouvement impressionniste à l’école. « Je suis tombée amoureuse de ce mouvement pictural et notamment de l’un de ses fondateurs : Claude Monet, souligne-t-elle. Je suis toujours ébahie par la lumière qu’il parvenait à insuffler dans ses tableaux. »

Sans hésiter non plus, elle nous cite sa destination de voyage préférée : L’Espagne. Elle s’y rend plusieurs fois par an, du côté de Marbella et Puerto Banus dans le sud du pays, où un de ses cousins habite, ainsi qu'à Barcelone sa ville espagnole préférée. « C’est un pays où j’aime absolument tout : le soleil, la mentalité des gens, la nourriture, et aussi la musique ! », énumère-t-elle. Sa langue maternelle étant l’espagnol elle n’a aucun mal à se fondre dans la population locale. « J'ai aussi été très marquée par un voyage en Tanzanie avec des paysages absolument incroyable », précise-t-elle. Anna profite de ces moments pour recharger ses batteries avant de retourner à la vie parisienne.

 

Mais dans l’avion du retour, elle continue à voyager un livre à la main. « J’ai un problème, c’est que quand je commence un livre et qu’il me plaît, j’ai beaucoup de ma à le lâcher avant de l’avoir terminé, raconte-t-elle. J’ai par exemple récemment dévoré « Le gang des rêves » de Luca Di Fulvio racontant la vie d’une italienne de quinze ans débarquant avec son fils dans le New York des années 20. » Un livre qu’elle a adoré et qui n’était pas sans lui rappeler l’excellent «Le dernier des nôtres » d’Adélaïde de Clermont Tonnerre.

 

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« J’ai besoin qu’il y ai de l’action et une trame historique, précise-t-elle. J’aime beaucoup les romans qui se passent pendant la seconde guerre mondiale notamment. » Anna aime également beaucoup la poésie et notamment la poésie espagnole avec des auteurs comme Gustavo Adolfo Becquer.

« La couleur est mon obsession quotidienne, ma joie et mon tourment », disait Claude Monet. De telles émotions nourrissent aussi la vie d’Anna, animée par le goût des autres.

 

Jérémie Gatignol

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